Guy de Rougemont

L’œuvre

5 cylindres polychromes
2000
190 x 20 cm
PVC laqué et feuilles adhésives

Les 5 cylindres polychromes évoquent dans un premier temps un groupe de totems primitifs ; des colonnes ou des éléments verticaux que les peuples dits primitifs plaçaient avec des signes magiques à des endroits précis pour marquer leur territoire, avertir ou effrayer les intrus ou envahisseurs potentiels et les intimider avec le pouvoir magique religieux de leurs cultures.
Ils sont aujourd’hui devenus des tubes en PVC recouverts de plastique adhésif aux formes géométriques basées sur le carré, une surface qui, avec le cercle, a une longue tradition symbolique. Les couleurs sont plates et se réduisent au rouge, au vert clair, à deux bleus, clair et foncé, au jaune, au noir et au blanc.

L’auteur

(París, 1935 – Montpeller, 2021)

Guy de Rougemont a placé des groupes similaires de cylindres dans des espaces publics, des places, des ponts, des routes. Il s’agit d’un volume géométrique vertical très simple recouvert d’une seule forme géométrique, le carré, qui intègre plusieurs combinaisons de couleurs jaune, vert, bleu et noir.
De Rougemont a développé un art très visuel qui attire l’attention du public tant par son monumentalité que par sa vivacité chromatique.
Il a travaillé en harmonie avec des courants tels que l’art optique et le pop art, partageant leur intérêt pour l’impact visuel, la répétition et la couleur pure.
Une partie très importante de sa carrière s’est déroulée dans des espaces publics : sculptures monumentales pour des gares, des hôpitaux ou des ronds-points ; mobilier tel que tables, tapis et bancs, où le design devient une extension naturelle de son œuvre plastique ; intégration de l’art dans l’espace urbain, conçue pour apporter beauté et couleur au quotidien.