Jean Le Gac

L’oeuvre

Fragment 13
1990
116 x 163 cm
Technique mixte sur toile, photographie et 11 manuscrits

L’œuvre de Le Gac combine peinture, photographie, texte et narration pour créer des œuvres à la fois autobiographiques et fictives.
Tous les documents manuscrits évoquent ses pensées mêlées à des notes qui semblent extraites d’un journal intime. Les photographies sont de lui-même, combinées à des dessins peints.
Les textes invitent à la lecture, mais ce n’est pas facile. Entre l’un et l’autre, il peut sembler qu’il n’y ait aucun lien, ce qui doit inciter le spectateur à le trouver ou à participer au jeu créatif.
Tout semble indiquer un scénario préalable à un film ou à un récit en cours d’élaboration.
Comme il l’affirme lui-même, derrière toute son œuvre se cache une réflexion et une recherche permanentes sur la relation entre l’œuvre et l’artiste.

L’artiste

(Alès, France, 1936)

Jean Le Gac est un artiste conceptuel, peintre et photographe qui utilise des techniques mixtes, souvent la vidéo ou la photographie et le texte, pour documenter ses recherches et ses esquisses.
Ses interventions photographiques poétiques, dans lesquelles il est souvent le sujet principal, sont accompagnées d’un texte dactylographié décrivant l’histoire qui sous-tend l’œuvre ou de notes manuscrites sur l’œuvre elle-même. Membre du mouvement artistique narratif depuis les années 1970, Le Gac raconte souvent l’histoire d’un personnage imaginaire auquel les spectateurs peuvent facilement s’identifier à l’artiste lui-même. Il appelle cela une « métaphore de la peinture ». Le Gac utilise également le livre d’artiste comme élément central de sa pratique artistique.
Comme dans nombre de ses autres œuvres, l’utilisation simultanée du texte et de l’image permet à Le Gac de nous entraîner dans son imagination poétique, transportant les spectateurs dans ses voyages intérieurs remplis de trains, de rêves, de plantes, de pastels et de photographies, traces d’errances réelles et imaginaires. Une œuvre typique de ce type est « Le Roman d’Aventure », créée en 1972, que Le Gac qualifie de « photo-textes », dans laquelle il se représente lui-même comme le peintre à la recherche d’un personnage insaisissable qu’il n’arrive jamais à attraper et comme le narrateur derrière la caméra qui documente sa recherche désespérée. Il parle de lui-même à la troisième personne et poursuit son propre rêve insaisissable de devenir peintre.