Jan Voss
L’oeuvre
Verwandlung (Transformation)
2000
162 x 130 cm
Huile sur toile
Deux types de signes recouvrent la surface de la toile : le premier, une cinquantaine de petites zones géométriques fermées, pour la plupart des polygones irréguliers peints dans différentes nuances de couleurs unies et sans aucune profondeur. Le second, des lignes droites et courbes qui habitent leur intérieur, prennent des formes aléatoires et colonisent souvent les surfaces voisines.
Le contraste entre les limites droites des polygones chromatiques et les courbes des lignes qui les habitent souligne le caractère territorial des uns et le dynamisme des autres. Il en résulte une certaine sensation d’espace organique dans lequel les parties entrent en relation sans qu’il y ait ni haut ni bas, désorientant ceux qui tentent de déchiffrer les raisons cachées d’un ordre qui n’est en réalité qu’un puzzle aléatoire, totalement improvisé. Collage peint ou assemblage de formes issues de l’inspiration du moment, le titre Verwandlung, Transformation, n’est pas une clé qui ouvre, mais qui ajoute davantage de questions.
L’artiste
(Hambourg, Allemagne, 1936)
Jan Voss est arrivé à Paris en 1960 après avoir étudié les beaux-arts à Munich. Son œuvre se distingue par une volonté de changement constant et d’évolution permanente. La structure compositionnelle se développe sans planification préalable.
Sa première exposition personnelle a eu lieu en 1964 à Paris, puis il a participé la même année à l’exposition Mitologies Quotidianes, acte de naissance de la figuration narrative.
Si, dans un premier temps, ses signes étaient identifiables, une sorte de pictogrammes d’un alphabet intime et personnel, dans les années 80, la figuration s’est dissoute et le volume a disparu.
Dans les années 90, il s’en est éloigné, s’éloignant de la sphère figurative sans pour autant atteindre pleinement l’abstraction.