Pierre Tilman

L’oeuvre

Ne vous disputez pas, il y aura du malheur pour tout le monde
2007
286 x 21 cm
Lettres adhésives sur plexiglas

La poésie de Tilman s’inspire d’aphorismes linguistiques et d’images. Il utilise des phrases, qu’elles soient de son cru ou inspirées de lectures de personnages classiques, anonymes ou issus de la tradition populaire.
Ces phrases deviennent une « peinture » singulière qui apparaît sur les murs des galeries ou des musées. Au lieu de la bombe aérosol, un graphisme soigné où chaque mot de couleur différente apparaît sur une fine plaque de plastique collée au mur. Dans tout cela se cache la main de l’artiste et l’ironie ou le sarcasme du sens de la phrase contraste avec la netteté de son élaboration.

L’artiste

(Salernes, France, 1944)

Depuis les années 70, Pierre Tilman utilise différents supports et moyens dans son œuvre plastique. Il a installé de petits objets et figurines, des soldats, des animaux en plastique sur des panneaux de bois pour Paysages arrangés (1978) ou Le Théâtre des opérations (1984). Il a ainsi créé « des situations de désir, d’agression, de spectacle », pour dire « que le XXe siècle avait vraiment pris la mauvaise direction, que la réalité avait été blessée ». Il joue avec les mots qu’il associe à des palettes en bois (Baguettes de bois et ruban dymo, 1982). Il se met en scène dans des séries de photographies (Salud, 1991 ; Le singe à l’œil, 1998), reprend ses poèmes sous d’autres formes, en tirages numérotés (Poèmes trafiqués, 2003) ou met les mots en barres, sur des cartons, sur les murs (Le mur des mots, 2006).