Salle 2
Empremta 2025
Peter Stämpfli
Empremta 2025
L’empreinte est à la fois marque et vide, présence et absence, quelque chose de semblable à la représentation des harmonies en noir et blanc contenues dans les mesures de notes et de silences d’une partition musicale.
Empremta 2025, l’installation qui occupe toute la surface du sol de la salle, ne résulte pas d’une impression réelle mais est une représentation non réaliste de la trace d’un pneu. Le pneu de l’automobile devint le thème unique de l’œuvre de Peter Stämpfli à partir de 1969. Il peignit une série d’œuvres de grand format représentant le tiers supérieur d’un grand pneu de 6 m de largeur pour 1,70 m de hauteur, avec le châssis découpé suivant le profil courbe du pneu.
À partir de l’année suivante, 1970, l’artiste présenta des œuvres centrées sur une partie du pneu en étudiant le dessin géométrique de la bande de roulement extrait de catalogues de fabricants de pneus. Les noms des pneus réels sur lesquels elles sont basées servirent à intituler les œuvres et certaines peuvent être vues dans la Salle B de ce centre d’art.
L’empreinte du pneu apparut pour la première fois en 1970 sur le sol de la Galerie Rive Droite à Paris (image 1) puis, dans les années suivantes, à la 7e Biennale de Paris, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (image 2) ou au Musée Galliera de Paris, simulant fidèlement un large et long parcours sur le sol ou le mur.
Entre 1985 et 1990, Stämpfli réalisa deux versions d’une empreinte monumentale de 3 m de largeur et 30 m de longueur. L’une des deux versions, propriété de l’État français, sera installée en 2026 dans le grand parc de sculptures de 3.500 hectares qui sera inauguré à Paris, sur l’Île Séguin, dans une nouvelle zone artistique appelée Punta de les Arts.