Salle 1
La Figuration Narrative. Une histoire parisienne des années 60
Antonio Seguí, Bernard Rancillac, Eduardo Arroyo, Erró, Gérard Fromanger, Gianni Bertini, Henri Cueco, Jacques Monory, Jan Voss, Marco Del Re, Peter Klasen, Peter Stämpfli
La Figuration Narrative. Une histoire parisienne des années 60
Œuvres de 12 artistes de la Figuration Narrative, pilier fondateur de la collection de la Fundació Stämpfli
Eduardo Arroyo / Saint-Bernard Tonnelet
Gianni Bertini / Ruïnes de Tèbes
Henri Cueco / Chiens courant
Erró / Coup de vent
Gérard Fromanger / Sans dessus dessous, tête à tête, rouge, jaune, bleu
Peter Klasen / The Beauty and the Dummy & 2 volants et chaine, electrified floor
Jacques Monory / ANG, n.5
Bernard Rancillac / Roue de la Connaissance /
Marco del Re / Figure with tool III
Antonio Seguí / Las Rubias al Sol
Peter Stämpfli / Town & Country, n.2
Jan Voss / Verwandlung (Transformació)
Paris, années 50
Quand les guerres se terminent, leurs effets perdurent. Paris, après la Seconde Guerre mondiale, eut besoin de temps pour se libérer du poids laissé par le conflit. L’abstraction de la dite École de Paris dominait le monde de l’art. Sous des appellations diverses—informalisme, abstraction lyrique ou expressionnisme abstrait—les toiles reflétaient le regard intérieur de l’artiste invoquant des méditations ou proclamant des blessures intimes au travers de coups de pinceau et de taches de couleur.
1960
Une nouvelle génération s’éloignait du passé pour créer sa place dans le futur. Paris vivait un climat de jeunesse libertaire profondément politisé et les jeunes artistes étaient disposés à rompre avec le capitalisme et les modes de vie établis. Ils croyaient fermement que l’artiste, en tant qu’intellectuel, devait faire de sa pensée le pilier de son œuvre et de son art un front de combat artistique et social. Ils s’opposèrent résolument à la Guerre froide, à la menace nucléaire, au colonialisme, à la violence des guerres d’Algérie et du Vietnam ainsi qu’à l’exaltation du désir consumériste.
1964
L’exposition Mitologies quotidiennes au Musée d’Art Moderne de Paris proposa une réinvention de la figuration liée au récit, l’ancienne forme d’expression humaine transmettant connaissances, émotions et valeurs à travers des faits réels ou fictifs. Ils s’inspirèrent de techniques jamais utilisées dans l’art, propres aux médias qui renouvelaient l’univers visuel des grandes villes : la publicité, les photo-romans, le cinéma ou la bande dessinée. Pour les artistes de la Figuration Narrative, chaque œuvre était une scène d’une histoire que le spectateur est défié d’imaginer.
Mai 1968
Ces jeunes voulurent changer le monde en amenant l’art dans la rue et la rue dans l’art. La Figuration Narrative fut le début d’un chemin artistique qui perdure jusqu’à aujourd’hui, insistant toujours sur la fonction sociale et politique de l’image plastique.
2025
Si, dans les années 60, ils introduisirent dans la peinture leur version du réel quotidien, le spectateur d’aujourd’hui, saturé d’images, doit la regarder à travers d’autres prismes, combinant les histoires originales avec des lectures contemporaines.

Títol de l’obra


